Mettre à profit la coopération multilatérale pour promouvoir les dynamiques d’intégration régionale
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Le dialogue de haut niveau, qui a réuni l’UpM, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et des représentants de l’Union européenne, visait à aligner les agendas de développement et d’investissement, à identifier des opportunités de partenariat et à traduire les recommandations de politiques publiques en actions concrètes.
- La région de l’UpM demeure l’une des régions les plus fragmentées économiquement au monde, avec des flux commerciaux et d’investissement profondément déséquilibrés, un potentiel d’interconnectivité encore inexploité, et une mobilité des personnes freinée par de nombreux obstacles.
Bruxelles, 11 février 2026. Les perturbations successives de ces dernières années ont mis en évidence à quel point le faible niveau d’intégration économique a rendu la région de l’UpM plus vulnérable aux effets de propagation de crises mondiales multiples. À la suite de l’adoption du Pacte pour la Méditerranée, qui vise un changement de paradigme vers une intégration plus profonde fondée sur la co-appropriation, la co-création et la responsabilité partagée, le moment est opportun pour explorer des synergies avec le Rapport d’étape de l’UpM sur l’intégration régionale, qui analyse l’état des lieux de l’intégration économique dans la région euro-méditerranéenne, ainsi qu’avec la Stratégie Maghreb 2025-2030 du PNUD, centrée sur l’une des sous-régions les moins intégrées au sein de l’UpM.
Dans cet esprit, une table ronde de haut niveau s’est tenue dans les locaux du PNUD à Bruxelles, avec pour objectif de créer une cohérence stratégique entre ces trois documents, de promouvoir une intégration inclusive en mettant l’accent sur les femmes et les jeunes, ainsi que sur les transitions verte et numérique, et de traduire les cadres d’action publique en actions, grâce à des partenariats solides et à la mobilisation d’investissements.
Dans son mot d’accueil, le Secrétaire général de l’UpM, Nasser Kamel, a déclaré : « l’intégration est devenue un métarécit de potentiel pour notre région, mais cette intégration reste fragile. C’est précisément pourquoi nous devons prendre en main cette dynamique de changement, la maîtriser et la rendre favorable à une intégration économique qui renforcerait la résilience et la compétitivité de notre région, et lui permettrait de libérer pleinement son potentiel ». Des présentations ont ensuite été consacrées au Pacte et aux trois documents, suivies d’un échange ouvert sur des thématiques clés, allant de la double transition à des modèles de partenariat agiles pour co-créer de la valeur autour du nexus WEFE (eau, énergie, alimentation et écosystèmes), de la convention CBAM, ainsi que de la mobilité, parmi d’autres priorités.
L’UpM diffusera, au cours de l’année en cours et des années à venir, les résultats et recommandations de politiques publiques de son Rapport d’avancement sur l’intégration régionale au sein de l’UpM, dans le Golfe et en Afrique, en recherchant des complémentarités concrètes et des solutions sous-régionales susceptibles d’être déployées à plus grande échelle et reproduites.
