L’UpM et la présidence turque de la COP31 organisent à Madrid une consultation du Dialogue méditerranéen d’Antalya sur le climat
20 juillet 2026, Madrid. La quatrième des sept consultations du Dialogue méditerranéen d’Antalya sur le climat s’est tenue aujourd’hui à l’Ambassade de la République de Türkiye à Madrid. Organisée conjointement par l’UpM et la présidence turque de la COP31, cette initiative vise à faire émerger une voix méditerranéenne unie en amont de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques. Les conclusions de ces consultations seront réunies dans une Note de synthèse méditerranéenne, qui sera présentée à Antalya en novembre prochain.
La Méditerranée, qui se réchauffe 20 % plus rapidement que la moyenne mondiale, est confrontée à des pressions climatiques et environnementales croissantes, soulignant la nécessité de renforcer la coopération régionale. Après les consultations organisées à Rabat, au Caire, à Paris et aujourd’hui à Madrid, d’autres rencontres se tiendront à Rome, Amman et Alger dans les semaines à venir.
Organisée en collaboration avec le ministère espagnol de la Transition écologique et du Défi démographique, la consultation de Madrid a réuni les principaux acteurs espagnols du climat, en présence de l’ambassadrice de Türkiye en Espagne, Nüket Küçükel Ezberci, et du secrétaire général adjoint de l’UpM chargé de la stabilité et de la résilience, Joan Borrell. Les échanges se sont articulés autour de trois tables rondes thématiques alignées sur l’Agenda d’action de la COP31 : l’électrification et la transition énergétique ; le zéro déchet et l’économie circulaire ; ainsi que la sécheresse et la sécurité alimentaire. Les participants ont souligné l’importance de renforcer la résilience climatique dans la région euro-méditerranéenne au moyen de mesures d’adaptation et d’atténuation favorisant la durabilité, tout en soutenant le développement humain et économique.
« Nous estimons que la COP31 représente une occasion unique de renforcer la dimension méditerranéenne de l’action climatique mondiale. Notre ambition est qu’elle laisse un héritage durable pour la Méditerranée, en consolidant la coopération régionale et en accélérant la mise en œuvre de mesures concrètes. Dans ce contexte, nous espérons que le Dialogue méditerranéen d’Antalya sur le climat permettra d’identifier les priorités régionales de mise en œuvre, de constituer un portefeuille d’initiatives de coopération, de mobiliser des partenariats entre les gouvernements, les organisations internationales, les institutions financières et le secteur privé, et de générer des contributions concrètes à l’Agenda d’action climatique de la COP31 », a déclaré l’ambassadrice de Türkiye en Espagne, Nüket Küçükel Ezberci.
« La Méditerranée subit déjà certains des effets les plus graves du changement climatique. Il est donc aujourd’hui plus nécessaire que jamais de renforcer la coopération régionale. L’Espagne est déterminée à travailler avec ses partenaires méditerranéens afin d’accélérer l’action dans les domaines de l’adaptation, des énergies renouvelables, de la résilience et de l’économie circulaire. Nous voulons que la COP31 à Antalya marque un tournant, en permettant de passer de l’ambition à la mise en œuvre », a déclaré Elena Pita, directrice générale de l’Office espagnol du changement climatique au ministère de la Transition écologique et du Défi démographique.
« Le changement climatique ne s’arrête pas aux frontières nationales, et la coopération méditerranéenne ne doit pas s’y arrêter non plus. Antalya représente une occasion de transformer la vulnérabilité de la Méditerranée en un programme d’action commun, car nous ne pouvons pas nous permettre d’arriver à la COP31 sans porter un message régional partagé. Le Dialogue méditerranéen d’Antalya sur le climat nous aide à faire de la Méditerranée un laboratoire de coopération climatique et une source de solutions concrètes, tant pour notre région que pour le reste du monde », a déclaré Joan Borrell, secrétaire général adjoint de l’UpM.
L’UpM œuvre également, une nouvelle fois, à l’organisation d’un Pavillon méditerranéen lors de la COP31, la première conférence des Parties à se tenir sur les rives de notre mer commune. Ce pavillon permettra aux pays méditerranéens, aux experts scientifiques, au secteur privé et à la société civile de présenter leurs engagements en faveur de l’action climatique et du développement durable. Il servira également de plateforme pour présenter le Plan d’action climatique pour la Méditerranée, à l’issue du processus de consultation lancé par l’UpM au début du mois lors de la troisième Semaine verte méditerranéenne. En s’associant à des acteurs régionaux clés, l’UpM entend veiller à ce que les défis climatiques propres à la région soient pleinement pris en compte dans les processus climatiques mondiaux.
