L’UpM et la présidence turque de la COP31 tiennent à Alger une consultation du Dialogue méditerranéen d’Antalya sur le climat
Alger, 29 juillet 2026. La sixième des sept consultations du Dialogue méditerranéen d’Antalya sur le climat s’est tenue aujourd’hui à la résidence de l’ambassadeur de la République de Turquie à Alger. Organisée par l’UpM en partenariat avec le pays hôte et président de la COP31, cette initiative vise à porter une voix méditerranéenne commune en amont de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques. Les principales conclusions de ces échanges seront compilées dans une Note de synthèse méditerranéenne qui sera présentée à Antalya en novembre prochain.
La Méditerranée est l’un des points chauds du changement climatique : elle se réchauffe environ 20 % plus rapidement que la moyenne mondiale. Cette évolution exerce des pressions climatiques et environnementales croissantes, qui soulignent la nécessité urgente de renforcer la coopération régionale. À la suite des consultations tenues à Rabat, au Caire, à Paris, à Madrid, à Rome et aujourd’hui à Alger, une autre consultation se tiendra à Amman dans les prochaines semaines.
L’événement organisé aujourd’hui, en coopération avec les autorités algériennes et sous l’égide du chargé d’affaires de l’ambassade de la République de Turquie en Algérie, M. Uğur Çabuk, et du secrétaire général adjoint de l’UpM chargé de la Stabilité et de la Résilience, Joan Borrell, a réuni les principaux acteurs algériens de la lutte contre le changement climatique autour de trois tables rondes thématiques s’inscrivant dans le cadre du programme d’action de la COP31 : l’électrification et la transition énergétique ; la sécheresse et la sécurité alimentaire ; et les mers et les océans. Les participants ont souligné l’importance de renforcer la résilience climatique régionale au moyen de mesures d’adaptation et d’atténuation favorisant la durabilité parallèlement au développement humain et économique.
« En tant que pays méditerranéen et africain, la lutte contre le changement climatique exige pour l’Algérie une approche globale qui tienne compte des vulnérabilités spécifiques, des priorités de développement et des circonstances nationales. Le renforcement de la coopération entre les pays de la Méditerranée, ainsi que dans l’axe Méditerranée-Afrique, est donc essentiel pour progresser dans nos objectifs climatiques communs », a déclaré le chargé d’affaires de l’ambassade de la République de Turquie en Algérie, M. Uğur Çabuk.
« Le changement climatique ne s’arrête pas aux frontières nationales, et la coopération méditerranéenne ne doit pas s’y arrêter non plus. Antalya représente une occasion de transformer la vulnérabilité de la Méditerranée en un programme d’action commun, car nous ne pouvons pas nous permettre d’arriver à la COP31 sans porter un message régional partagé. Le Dialogue méditerranéen d’Antalya sur le climat nous aide à faire de la Méditerranée un laboratoire de coopération climatique et une source de solutions concrètes, tant pour notre région que pour le reste du monde », a déclaré Joan Borrell, secrétaire général adjoint de l’UpM.
Face aux effets du changement climatique dans notre région, l’UpM s’emploie une nouvelle fois à organiser un Pavillon méditerranéen lors de la COP de cette année, la première à se tenir sur les rives de notre mer commune. Ce Pavillon offrira aux pays méditerranéens, aux experts scientifiques, au secteur privé et à la société civile une plateforme pour présenter leurs engagements en faveur de l’action climatique et du développement durable. Il servira également à présenter le Plan d’action climatique pour la Méditerranée, à la suite du processus de consultation lancé au début du mois lors de la 3e Semaine verte méditerranéenne. En s’associant aux principaux acteurs régionaux, l’UpM vise à garantir que les défis climatiques propres à la région soient pleinement pris en compte dans les processus climatiques mondiaux.
