La Plateforme régionale de l’UpM sur l’autonomisation des femmes fait le point sur le suivi de l’égalité entre les femmes et les hommes
En ligne, 12 mai 2026. La Plateforme régionale de l’UpM sur l’autonomisation des femmes a réuni 60 représentants de 26 États membres de l’UpM, d’institutions de l’UE, d’organisations internationales et d’acteurs régionaux afin d’examiner l’état d’avancement de la mise en œuvre de la 5e Déclaration ministérielle de l’UpM de 2022 sur le renforcement du rôle des femmes dans la société, et de préparer la réunion en présentiel de la Plateforme régionale prévue en novembre 2026 à Barcelone.
La réunion a constitué un espace de dialogue politique régional et d’échange sur les priorités en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que sur des stratégies concrètes à l’échelle euro-méditerranéenne. Les discussions se sont inscrites dans un contexte marqué par l’évolution des cadres régionaux et mondiaux, notamment les conclusions de la 70e session de la Commission de la condition de la femme (CSW70), la stratégie de la Commission européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que le Pacte de l’UE pour la Méditerranée.
Lors de la séance d’ouverture, les co-présidences (Direction générale du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et du Golfe de la Commission européenne et ministère jordanien du Développement social), ainsi que le secrétariat de l’UpM, ont souligné l’importance de la coopération régionale et de la traduction des engagements politiques en actions concrètes afin d’accélérer les progrès en matière d’égalité et d’autonomisation des femmes dans l’ensemble du bassin méditerranéen.
« Dans l’ensemble de l’agenda de l’UpM, l’autonomisation des femmes est de plus en plus reconnue non pas comme une question isolée, mais comme un élément essentiel pour la résilience et la prospérité futures de notre région. Cela se reflète dans nos déclarations ministérielles et nos plans de travail, qu’il s’agisse de l’emploi et de la participation économique, du climat, de l’innovation ou de l’éducation. Les initiatives récentes de l’UpM, alignées sur les priorités de la Déclaration ministérielle, peuvent différer dans leur approche (impacts genrés du changement climatique, leadership féminin dans le monde académique, accès au financement, etc.), mais elles poursuivent le même objectif : faire en sorte que les femmes soient reconnues non seulement comme bénéficiaires, mais aussi comme dirigeantes, innovatrices et actrices du changement », a déclaré Petra Kežman, secrétaire générale adjointe de l’UpM chargée du développement humain.
Elle a également souligné l’importance de la mise en œuvre, de la redevabilité et de l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes, grâce au mécanisme de suivi de l’égalité entre les femmes et les hommes de l’UpM.
Le secrétariat de l’UpM a présenté la feuille de route actualisée visant à opérationnaliser les engagements ministériels de 2022 sur l’autonomisation des femmes, en les traduisant en actions concrètes. Elle s’articule autour de six piliers stratégiques couvrant l’autonomisation économique, l’action climatique et le programme femmes, paix et sécurité, l’élimination des violences, le leadership, le suivi, ainsi que les partenariats. La feuille de route combine dialogue politique, programmes régionaux et coopération multipartite afin d’obtenir des résultats mesurables.
Des représentants des États membres de l’UpM, ainsi que de l’OCDE, du PNUD et de la Commission européenne, ont fait le point sur les avancées et les priorités émergentes, notamment en ce qui concerne les cadres juridiques, de nouveaux mécanismes de gouvernance, des initiatives phares portant en particulier sur la participation des femmes à la vie publique et au marché du travail, le rôle du secteur privé dans la création d’emplois pour les femmes, l’accès au financement pour les femmes entrepreneures, les opportunités liées aux économies verte, numérique et des soins, les violences fondées sur le genre, ainsi que le suivi des données.
La plateforme a également permis de présenter le prochain exercice du mécanisme de suivi de l’égalité entre les femmes et les hommes de l’UpM, qui permettra de mesurer et de rendre compte des progrès réalisés en matière de droits des femmes entre 2020 et 2025, et de formuler des recommandations politiques pour réduire les écarts entre les femmes et les hommes dans la région. Le premier exercice a été mené pendant la pandémie de Covid-19 en 2021 et publié en mars 2022, mettant en évidence l’impact de cette crise sur les femmes.
Les échanges ont mis en avant des priorités émergentes appelant à des réflexions complémentaires, notamment sur les violences numériques à l’encontre des femmes et des filles, la crise climatique et le programme femmes, paix et sécurité.
La plateforme régionale a lancé les préparatifs de la réunion en présentiel de la Plateforme régionale de l’UpM en novembre 2026, avec notamment des premières réflexions en vue d’une éventuelle nouvelle Déclaration ministérielle en 2027 et de ses priorités. Elle a réaffirmé l’importance de l’autonomisation des femmes dans l’ensemble de la région euro-méditerranéenne, ainsi que la pertinence du dialogue régional, du travail collectif et du partage des bonnes pratiques pour faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes dans la région euro-méditerranéenne.

