L’UpM et la présidence turque de la COP31 tiennent à Amman la dernière consultation du Dialogue méditerranéen d’Antalya sur le climat
Amman, 6 septembre 2026. La dernière des sept consultations du Dialogue méditerranéen d’Antalya sur le climat s’est tenue aujourd’hui à l’ambassade de la République de Turquie en Jordanie. Organisée par l’UpM en partenariat avec la présidence et le pays hôte de la COP31, cette initiative vise à porter une voix méditerranéenne commune en amont de la conférence. Les conclusions de ces échanges seront compilées dans une Note de synthèse méditerranéenne qui sera présentée à Antalya en novembre prochain.
La région méditerranéenne, qui se réchauffe 20 % plus rapidement que la moyenne mondiale, est confrontée, y compris en Jordanie, à des pressions climatiques et environnementales croissantes qui soulignent la nécessité urgente de renforcer la coopération régionale dans ce domaine. La consultation organisée aujourd’hui fait suite à celles tenues à Rabat, au Caire, à Paris, à Madrid, à Rome et à Alger, qui s’inscrivent toutes dans cette dynamique.
La consultation organisée aujourd’hui, en coopération avec les autorités jordaniennes et sous l’égide du chargé d’affaires turc Mehmet Taylan Tokmak et du secrétaire général adjoint de l’UpM chargé de la Stabilité et de la Résilience, Joan Borrell, a réuni les principaux acteurs jordaniens de la lutte contre le changement climatique autour de quatre tables rondes thématiques s’inscrivant dans le cadre du programme d’action de la COP31 : l’adaptation, la sécurité hydrique et les synergies entre les Conventions de Rio ; l’accès au financement climatique et sa mise en œuvre ; les océans et les mers ; et les villes résilientes face au changement climatique et l’objectif zéro déchet. Les participants ont souligné la nécessité de renforcer la résilience climatique régionale au moyen de mesures d’adaptation et d’atténuation favorisant à la fois la durabilité et le développement humain et économique.
« Les consultations du Dialogue méditerranéen d’Antalya sur le climat nous ont aidés à définir et à affiner des priorités adaptées aux besoins de la région, tout en sensibilisant davantage à l’occasion que représente la prochaine COP31 pour faire avancer l’agenda climatique régional. En tant que Turquie, nous défendons le principe d’appropriation régionale afin de construire une région méditerranéenne plus résiliente face aux défis du changement climatique », a déclaré le chargé d’affaires turc Mehmet Taylan Tokmak.
« Le changement climatique ne s’arrête pas à nos frontières nationales, et la coopération méditerranéenne ne devrait pas s’y arrêter non plus. Antalya est l’occasion de transformer la vulnérabilité commune de la Méditerranée en un programme partagé, car nous ne pouvons pas nous permettre d’arriver à la COP31 sans un message régional commun. Le cycle du Dialogue méditerranéen d’Antalya sur le climat nous aide à faire de la Méditerranée un laboratoire de coopération climatique et une source de solutions concrètes pour notre région et pour le reste du monde », a déclaré Joan Borrell, secrétaire général adjoint de l’UpM.
Compte tenu des effets du changement climatique dans notre région, l’UpM accueillera une nouvelle fois le Pavillon méditerranéen lors de la COP de cette année, la première Conférence des Nations unies sur le climat de cette nature à se tenir sur les rives de notre mer commune. Ce Pavillon permettra aux pays méditerranéens, aux experts scientifiques, au secteur privé et à la société civile de présenter leurs engagements en faveur de l’action climatique et du développement durable. Il servira également de plateforme pour présenter le Plan d’action climatique pour la Méditerranée, à la suite du processus de consultation lancé en juillet lors de la 3e Semaine verte méditerranéenne de l’UpM. En s’associant aux principaux acteurs régionaux, l’UpM vise à garantir que les défis climatiques propres à la région soient pleinement pris en compte dans les processus climatiques mondiaux.
