Paris accueille une nouvelle consultation du Dialogue méditerranéen d’Antalya sur le climat
Paris, 17 juillet 2026. La troisième des sept consultations du Dialogue méditerranéen d’Antalya sur le climat s’est tenue aujourd’hui à l’ambassade de la République de Turquie à Paris. Organisée par l’UpM en partenariat avec le pays hôte de la COP31, cette initiative vise à porter une voix méditerranéenne commune en amont de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques. Les principales conclusions de ces échanges seront compilées dans une Note de synthèse méditerranéenne qui sera présentée à Antalya en novembre prochain. Ce processus de consultation n’est pas conçu pour négocier des positions communes, mais pour identifier des priorités partagées, échanger des perspectives nationales et contribuer à renforcer la convergence régionale.
La Méditerranée est l’un des points chauds du changement climatique : elle se réchauffe environ 20 % plus rapidement que la moyenne mondiale. Cette évolution exerce des pressions climatiques et environnementales croissantes, qui soulignent la nécessité urgente de renforcer la coopération régionale. À la suite des premières consultations organisée à Rabat, le Caire et de celle tenue aujourd’hui à Paris, le Dialogue se poursuivra dans les prochaines semaines en Espagne, en Italie, en Jordanie et en Algérie.
La consultation organisée aujourd’hui, en collaboration avec le gouvernement français, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature et accueillie par l’ambassadeur turc Yunus Demirer, en présence de la secrétaire générale adjointe principale de l’UpM Mariam Diallo, a réuni les principaux acteurs français de la lutte contre le changement climatique autour de trois tables rondes thématiques s’inscrivant dans le cadre du programme d’action de la COP31 : l’électrification et la transition énergétique ; mers et océans ; et les synergies entre les Conventions de Rio et l’adaptation. Les participants ont souligné la nécessité de renforcer la résilience climatique régionale au moyen de mesures d’adaptation et d’atténuation favorisant à la fois la durabilité, le développement humain et le développement économique.
« Nous sommes convaincus que la COP31 est une occasion unique de renforcer la dimension méditerranéenne de l’action climatique mondiale. Notre ambition est que la COP31 laisse un héritage durable pour la Méditerranée, en renforçant la coopération régionale et en faisant progresser la mise en œuvre concrète dans l’ensemble de la région », a déclaré l’ambassadeur de Turquie en France, Yunus Demirer.
« La Méditerranée est un espace qui subit de plein fouet les conséquences du changement climatique, mais qui a aussi la capacité de créer des ponts entre les pays du bassin pour faire avancer plusieurs grands sujets : la transition énergétique et l’électrification, l’adaptation au dérèglement climatique par exemple l’eau, ou encore la lutte contre les pollutions, par exemple avec l’objectif zéro déchet et la lutte contre la pollution plastique », a déclaré Benoît Faraco, l’ambassadeur français chargé des négociations sur le changement climatique.
« La Méditerranée se trouve à un moment décisif », a déclaré Mariam Diallo, secrétaire générale adjointe principale de l’UpM. « La Méditerranée n’a pas besoin d’être convaincue de l’urgence climatique. Ce dont elle a besoin, c’est d’une coopération régionale plus forte, plus structurée et davantage axée sur la mise en œuvre. C’est précisément l’ambition du Dialogue méditerranéen d’Antalya sur le climat. Nous ne sommes pas là pour définir les priorités : elles appartiennent à nos États membres. Notre rôle est de créer les conditions d’un dialogue constructif, d’identifier les points de convergence et de veiller à ce que cette diversité de perspectives puisse se traduire par une contribution méditerranéenne forte à la COP31. »
Face aux ravages du changement climatique dans notre région, l’UpM s’emploie une nouvelle fois à organiser le Pavillon méditerranéen lors de la COP de cette année, la première à se tenir sur les rives de notre mer commune. Ce Pavillon offrira aux pays méditerranéens, aux experts scientifiques, au secteur privé et à la société civile une plateforme pour présenter leurs engagements en faveur de l’action climatique et du développement durable. Il servira également à présenter le Plan d’action climatique pour la Méditerranée 2027-2028, élaboré à la suite du processus de consultation lancé au début du mois lors de la 3e Semaine verte méditerranéenne. En s’associant aux principaux acteurs régionaux, l’UpM vise à garantir que les défis climatiques propres à la région soient pleinement pris en compte dans les processus climatiques mondiaux.
