L’UpM promeut un leadership sensible au genre dans l’enseignement supérieur et les collectivités locales grâce à des formations spécialisées
Barcelone, 11-12 juin 2026 – Le programme de renforcement des capacités en matière de leadership sensible au genre s’est tenu au siège de l’UpM les 11 et 12 juin 2026. Cet événement, soutenu par l’Agence Catalane de Coopération au Développement (ACCD), a réuni des universités et leurs communes – sept binômes marocains, quatre libanais et deux syriens – dans le but de renforcer les connaissances, les compétences et les pratiques en matière d’égalité des genres et de leadership inclusif. La formation, organisée dans le cadre du projet « Les femmes à la tête du changement », a été dispensée par un consortium dirigé par l’Université libanaise et a combiné des ateliers animés par des experts, des sessions interactives et des échanges institutionnels.
Le programme s’est ouvert sur une allocution de haut niveau de la secrétaire générale adjointe principale de l’UpM, Mariam Diallo, qui a affirmé que « Ce que nous lançons ici n’est pas simplement un programme de réforme pour un groupe d’institutions sélectionnées ; c’est le début d’un processus de transformation plus large ; notre ambition est de créer un véritable effet boule de neige dans toute la région – les universités et les municipalités participant à ce programme sont des pionnières, mais aussi des multiplicateurs. »
Les allocutions d’ouverture ont également été prononcées par Andrea Costafreda, directrice générale de la Coopération au développement du gouvernement catalan ; Allal Ouazzani Touhami, directeur des processus européens et méditerranéens au ministère des Affaires étrangères du Maroc ; et Anne-France Wittmann, responsable du programme « Autonomisation économique des femmes » à la DG MENA de la Commission européenne. Les intervenants ont souligné l’importance d’intégrer l’égalité des genres dans les structures de direction et les cadres de politiques publiques, insistant sur la nécessité d’efforts régionaux coordonnés pour parvenir à un développement durable et inclusif.
La première journée a été consacrée à l’acquisition de connaissances fondamentales et à la résolution des principaux défis rencontrés dans les environnements universitaires. Le premier atelier consacré au genre et leadership, animé par la professeure Boutheina Ben Hassine de l’Université de Sousse (Tunisie), a exploré le rôle du leadership dans la promotion de l’égalité des genres et a examiné les obstacles structurels et culturels qui limitent l’accès des femmes aux postes de direction. Cette session a encouragé les participants à réfléchir à leur propre contexte institutionnel et à envisager des stratégies visant à favoriser des pratiques de leadership inclusives.
Cela fut suivi par une session sur la prévention et la lutte contre le harcèlement sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur, animée par la professeure Lilia Othman Challougui de l’Université de Tunis El Manar. La discussion a porté sur différentes formes de harcèlement, les responsabilités institutionnelles et la nécessité de mécanismes de prévention et de réponse efficaces. Les participants ont dialogué sur les moyens d’élaborer des politiques efficaces et de renforcer les systèmes de responsabilisation au sein de leurs organisations.
Un moment fort de cette première journée a été la visite à l’Université de Barcelone, où les participants ont pu découvrir l’approche de l’établissement en matière de leadership sensible au genre. La professeure Montserrat Puig Llobet, vice-rectrice chargée de l’égalité, de l’inclusion et du genre, et la professeure Núria Vergés i Bosch, responsable de l’unité chargée de l’égalité, ont présenté leurs cadres d’action en matière d’égalité, leurs structures de gouvernance et leurs initiatives en cours. Cette visite a permis aux participants d’échanger sur leurs expériences et de tirer des enseignements d’exemples concrets de mise en œuvre des politiques.
La deuxième journée a été consacrée à un atelier approfondi sur le recrutement sans stéréotypes de genre, animé par la professeure Isabelle Régner de l’Université d’Aix-Marseille, en France. Structurées en plusieurs parties, les sessions ont abordé l’impact des préjugés inconscients dans les processus de recrutement et ont présenté des outils pratiques visant à promouvoir un recrutement équitable et inclusif. À travers des exercices interactifs, les participants ont exploré des moyens de repenser les procédures de recrutement et d’intégrer des pratiques neutres en matière de genre au sein de leurs institutions, contribuant ainsi à un changement structurel à long terme.
Tout au long du programme, les participants ont pris part activement à des discussions, des travaux de groupe et des échanges de connaissances. Le format interactif a facilité le partage de perspectives et d’expériences diverses issues de toute la région méditerranéenne, enrichissant ainsi l’expérience d’apprentissage globale et favorisant la collaboration entre les participants.
L’événement s’est conclu par les remarques finales de Petra Kežman, secrétaire générale adjointe de l’UpM chargée du Développement humain, qui a souligné que « Notre objectif est de construire des écosystèmes nationaux solides pour l’autonomisation des femmes, avec la participation active des décideurs politiques et des parties prenantes – et vous n’êtes pas seulement des exécutants, mais aussi des multiplicateurs, des acteurs clés pour amplifier l’impact ; nous vous encourageons également à soutenir l’UpM dans cet effort, notamment par le biais d’initiatives de plaidoyer. ».
Dans l’ensemble, le programme a offert une plateforme complète pour promouvoir un leadership sensible au genre et renforcer les capacités institutionnelles. En combinant des perspectives théoriques avec des outils pratiques et des exemples concrets, l’événement a contribué à promouvoir des environnements universitaires et organisationnels plus inclusifs, équitables et responsables dans toute la région.
